Des trucs d'experts pour mieux supporter un long vol en avion
Pressurisation, air sec, immobilité, décalage horaire… Un long vol met l’organisme à l’épreuve. Comprendre ses effets, c’est déjà voyager plus confortablement. Voici ce que vous devez savoir pour que voyager soit un plaisir du départ à l’arrivée.
Par Annie St-Amour
Jeudi 15 octobre 2026 • Mise à jour le 19 octobre 2026
« Elle touche tous les voyageurs, peu importe leur âge. La différence, c’est que les personnes plus jeunes en ressentent moins les effets », explique Josée Lévesque, infirmière spécialisée en santé voyage chez Priveo Santé. Ensemble, ces facteurs sont en grande partie responsables de la fatigue après un vol.
« Ce n’est pas l’âge qui détermine l’aptitude à voyager, c’est l’état de santé », rappelle Josée Lévesque. Prendre l’avion ne présente pas de risque particulier en soi. Mais en vieillissant, les vaisseaux sanguins deviennent moins résistants, et des maladies comme l’hypertension ou le diabète sont plus fréquentes, ce qui peut accroître la sensibilité aux effets du vol.
Au-delà de 4 h de vol, le risque de thrombose veineuse est environ 3 fois plus élevé. Il demeure néanmoins faible chez les personnes en bonne santé.
Les personnes ayant des antécédents de thrombose, une maladie pulmonaire, une insuffisance veineuse ou qui se remettent d’une chirurgie devraient consulter un professionnel de la santé avant le départ.
Précautions avant l’embarquement
Une bonne nuit de sommeil et une hydratation adéquate avant le départ aident à mieux faire face aux contraintes du vol. Les personnes qui prennent des médicaments devraient les conserver dans leur contenant d’origine et les transporter dans le bagage de cabine. En cas de prise à heure fixe, un pharmacien pourra vérifier si un ajustement est nécessaire lors d’un changement de fuseau horaire. Une petite trousse bien-être, contenant un baume à lèvres, des gouttes lubrifiantes pour les yeux, une crème hydratante et un masque de sommeil, complète la préparation.
Les bonnes habitudes en altitude Les voyageurs gagnent à rester bien hydratés en privilégiant l’eau et en limitant la consommation d’alcool et de boissons caféinées, qui accentuent la déshydratation. Pour les personnes qui boivent peu, Josée Lévesque suggère d’emporter des sachets d’électrolytes (ex. : Gastrolyte ou Pedialyte). Dissous dans l’eau, ils remplacent certains minéraux, comme le sodium et le potassium.
Bouger est tout aussi important. L’immobilité ralentit le flux sanguin dans les jambes et favorise la stase veineuse. L’infirmière conseille de marcher de 10 à 15 minutes toutes les deux heures lorsque les conditions en vol le permettent. Entre les marches, quelques rotations des chevilles ou extensions des genoux stimulent la circulation. Au décollage et surtout à l’atterrissage, bâiller, avaler ou mâcher de la gomme aide à équilibrer la pression dans les oreilles. Et puis, le lavage des mains, un désinfectant et, au besoin, un masque bien ajusté réduisent le risque d’infections respiratoires.
L’air en cabine : 3 mythes à déconstruireLe système de ventilation favorise la contagion à bord.
FAUX. L’air en cabine est renouvelé toutes les deux à trois minutes et passe par des filtres HEPA qui retiennent plus de 99,9 % des particules en suspension.
La proximité avec les autres passagers demeure le principal facteur de transmission. Fermer la buse d’aération réduit le risque d’attraper un virus.
FAUX. L’aérateur individuel ne souffle pas l’air des autres passagers. Le laisser ouvert améliore même la circulation de l’air autour du siège.
L’air de la cabine provient uniquement de l’intérieur de l’avion.
FAUX. Le système de ventilation distribue un mélange d’air frais extérieur et d’air recyclé filtré.Enfilez vos bas ! Les bas de compression sont recommandés pour les vols de cinq heures et plus, même en l’absence de problème de santé. Ils constituent une mesure préventive utile pour entre autres réduire l’œdème des chevilles et des jambes ainsi que diminuer le risque de caillots sanguins, mais ne remplacent ni la marche régulière ni les exercices de mobilisation. Il est préférable de les enfiler juste avant le départ, à l’aéroport.Composer avec le décalage horaire
Les voyages vers l’est sont ceux qui perturbent le plus l’horloge biologique. Une sieste à l’arrivée peut aider, mais elle ne devrait pas dépasser deux heures. Pour faciliter l’adaptation, Josée Lévesque recommande d’adopter dès que possible les horaires locaux pour les repas et le sommeil. La lumière naturelle du matin aide aussi à retrouver son rythme.
Les astuces de l’équipe de bord
Chez Transat, les membres de l’équipage accumulent des milliers d’heures de vol chaque année. Voici leurs meilleurs conseils pour des déplacements confortables.S’habiller en couches. Prévoir un pantalon, un chandail à manches longues ou une veste légère lors des vols de nuit.
Choisir son siège selon ses besoins : côté couloir pour se lever facilement, côté hublot pour le repos ou avec plus d’espace pour les jambes.
Emporter une bouteille d’eau réutilisable et quelques collations.
Régler sa montre à l’heure de la destination dès l’embarquement.
Dormir avec la ceinture attachée par-dessus la couverture, pour éviter de se faire réveiller par l’équipage en cas de turbulence.
Profiter des moments où le signal des ceintures est éteint et le service terminé pour marcher.















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